Auto-analgésie

Remarque préalable : En chirurgie, le mot auto-analgésie ou autoanalgésie est parfois utilisé pour désigner le fait, pour le patient, de s’auto-administrer un produit antalgique.

Ici l’auto-analgésie désigne l’action du cerveau qui « coupe les circuits de perception de la douleur » en particulier par les endorphines.

Auto-analgésie automatique

Exemple
Louis est en train de bricoler avec une intense attention à ce qu’il fait.
A un moment il a une conscience très floue de se piquer le doigt avec un poinçon.
Lorsque le bricolage est terminé Louis constate un saignement des deux côtés de son doigt.
Il est clair que le poinçon a traversé la chair du doigt de part en part.
Louis – qui est entrainé à l’auto-analgésie contrôlée que nous verrons ci-après – a vécu une auto-analgésie automatique.

On peut constater la même chose dans des situations d’accidents divers.

Auto-analgésie contrôlée en chirurgie

Thomas, qui doit subir une opération chirurgicale,  envisage l’usage de l’auto-analgésie contrôlée.
Thomas se renseigne sur l’accueil de cette « bonne idée » par les praticiens hospitaliers.
Il constate que la réception de ce type de projet est très variable selon :

  • le pays
  • l’hôpital
  • la discipline
  • le service
  • le chirurgien

La discipline de la chirurgie dentaire semble plus ouverte.

Les chirurgiens habitués à intervenir dans des situations extrêmes sont plus ouverts.

La douleur chronique

Certaines douleurs ne cèdent pas face aux antalgiques.

La pratique de l’auto-analgésie gagne du terrain.

Les travaux les plus nombreux sont décrits dans la langue anglaise (1600 documents en ligne avec la requête Google « autoanalgesia »)

Publications académiques

Barber, J., & Mayer, D. (1977). Evaluation of the efficacy and neural mechanism of a hypnotic analgesia procedure in experimental and clinical dental pain. Pain, 4, 41-48.

Domangue, B., Margolis, C., Lieberman, D., & Kaji, H. (1985). Biochemical correlates of hypnoanalgesia in arthritic pain patients. Journal of Clinical Psychiatry, 46(6), 235-238.

Goldstein, A., & Hilgard, E. (1975). Failure of the opiate antagonist naloxone to modify hypnotic analgesia. Proceedings of the National Academy of Sciences, USA, 72, 2041-2043.

Grevert, P., & Goldstein, A. (1985). Placebo analgesia, naloxone, and the role of endogenous opioids. In L. White, B. Tursky, & G. Schwartz (Eds.), Placebo: Theory, Research, and Mechanisms (pp. 332-350). New York: Guilford.

Hilgard, E., & Hilgard, J. (1983). Hypnosis in the relief of pain. Los Altos, CA: William Kaufmann.

Olness, K., Wain, H., & Ng, L. (1980). Pilot study of blood endorphin levels in children using self-hypnosis to control pain. Developmental & Behavioral Pediatrics, 1(4), 187-188.

Stephenson, J. (1978). Reversal of hypnosis-induced analgesia by naloxone. Lancet, 2, 991-992.

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Image : Salvador Dali, Les montres moles

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