La puissance des mots en clinique

Image : l’effet gâchette de la catapulte dite mongonneau

A partir d’un texte de Bowers …
Il est évident que l’hypnose a été reçue par les univers médicaux et académique avec un scepticisme qui va de l’amusement à l’attaque venimeuse.
Il faut dire que la formulation simple de la séance d’hypnose a de quoi intriguer :
« Le patient est dans un fauteuil, le praticien lui raconte des histoires, le patient guérit. »

Le déni de l’effet gâchette

Il y a une sorte de croyante quasi-religieuse qui voudrait qu’un grand résultat ne soit obtenu que par un grand effort.
Ce qui est contredit par l’expérience quotidienne de milliers de gens pour qui une petite cause produit un grand effet : glisser sur une peau de banane, se tromper de bouton sur une machine – voir la catapulte ci-dessus.
Le « truc quasi religieux » dit « pour retrouver la santé ça doit être long, dur, compliqué« .

La réalité de l’effet gâchette

De nombreux travaux de recherche identifient ce que l’on nomme l’effet « gâchette » (trigger) : une cause d’intensité faible et de courte durée déclenche un effet important.
Exemple : un petit calcul biliaire peut bloquer le canal pancréatique et causer une pancréatite gravissime ;  un petit geste d’ostéopathe peut libérer le calcul et mettre fin au risque mortel.
Des expériences ont été faites de psychothérapie en une séance.
Certains sujets ont vu leur problème disparaitre suite à cette unique séance.
Certes, pour d’autres personnes il faut entrer dans un autre dispositif multi séances.

La puissance des mots

Les sociologues observent que le bon mot au bon moment peut déclencher un mouvement profond et prolongé. Les slogans politiques durables ou les chansons « éternelles » sont les traces de ces « mots qui tuent ».
Exemple
En 1977 le groupe Queen chante « We will rock you« .
La vraie traduction de ce titre est : « On va vous baiser ! »
Quarante ans plus tard – en 2017 – la chanson est toujours « de mise » quand il s’agit, par exemple, de dire à l’équipe sportive adverse ce qu’on pense lui faire – symboliquement, bien sûr !
Les leaders charismatiques sont des inventeurs de « mots qui frappent ».

La puissance des mots en clinique

Pourquoi le cerveau d’un homme sur un fauteuil ou sur un divan serait-il si différent de celui d’un homme dans une réunion politique, dans un colloque d’entreprise ou sur le banc d’un stade de sport ?
En clair : « La puissance des mots existe dans le cadre clinique ! »
Ceci pose deux questions :

  • comment s’organise la réceptivité du patient au discours du praticien ?
  • comment le praticien peut-il organiser au mieux son discours ?

Publications académiques

Bowers, K. (1977). Hypnosis: An informational approach. Annals of the New York Academy of Sciences, 296, 222-237.

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Source : WikiMédia BuzzWikimedia

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