La transe défensive post-traumatique

Voir également  Auto-analgésie Transes et cultures Mille lieux de la transe

Observations en situation extrême

Des observations menées sur le théâtre d’accident, de catastrophe ou de champ de bataille montrent :

  • qu’une personne sérieusement blessée est – pendant un temps très variable – en situation d’auto-analgésie, elle ne ressent aucune douleur
  • un acte chirurgical peut être pratiqué rapidement sans nécessiter l’adjonction d’antalgique naturel ou chimique
  • après l’opération, la personne peut garder sa capacité à l’auto-analgésie

Le paysage biochimique de la personne en situation de trauma est donc bien spécifique.
Parfois il n’y a aucun ou peu de souvenir de ce qui s’est passé. Voir l’article sur la mémoire.

Un trauma complexe

Le trauma peut être de trois types :

  • purement physique
  • purement émotionnel
  • physique et émotionnel

Une réaction que l’on peut qualifier de transe

Selon les auteurs, la réaction au trauma peut être qualifiée de transe, de dissociation, etc..

Revivre et compléter la situation

Exemple
Agnès et son compagnon ont un grave accident de voiture dans un endroit isolé mal desservi à cause d’une tempête.
Agnès reste impuissante à côté de son compagnon qui est en train de mourir dans le froid glacial.
Des années plus tard un psychiatre conseille à Agnès de travailler avec un praticien de l’hypnose.
Le praticien propose une séance d’environ deux heures.
Il invite Agnès à revivre en pensée les heures précédent l’accident, l’accident et les heures qui ont suivi l’accident.
Ce praticien est quelqu’un qui parfois – dans sa pratique – « prend le mal ».
C’est ce qui se passe pour Agnès. Une fois la séance terminée le praticien se sent totalement glacé comme s’il avait passé des heures dans le froid.
Il s’enroule dans deux duvets très isolants avec une bouillotte et, au bout de deux heures, son organisme fonctionne à nouveau normalement.

Questions que pose l’exemple

Il ne s’agit pas de répondre à ces questions mais d’avoir conscience qu’elles se posent :

  • y-a-t-il une autre approche que l’hypnose hypermoderne pour « enlever » les séquelles d’un traumatisme ?
  • tous les praticiens de l’hypnose hypermoderne sont-ils des « preneurs de mal » comme il y a des « coupeurs de feu » ?
  • le praticien se met-t-il en danger en prenant le mal ?

Publications académiques

Pettinati, H. (1988). Hypnosis and Memory. New York: Guilford Press.

Putnam, F. (1985). Dissociation as a response to extreme trauma. In R. Kluft (Ed.), Childhood Antecedents of Multiple Personality. Washington, DC: American Psychitric Press.

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Source WikiMédia

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